Une idée me taraude. Peut-il arriver
pire catastrophe à un être humain que d'être touché par la
lucidité ? La lucidité implacable qui ne s'arrête pas, comme
savent si bien le faire mes contemporains, à leur propre personne.
Une lucidité ravageuse mais qui ravage également son hôte.
Destruction absolue garantie. Et, le mieux, le pire, le plus
destructeur, en vérité, c'est que personne ne vous croira lorsque
vous direz que vous savez très bien qui vous êtes. Tout simplement
parce que ce constat ne peut aboutir à autre chose qu'à la conclusion que, finalement, vous n'êtes qu'un gros con, voire un sale con, très
ordinaire.....
vendredi 16 janvier 2015
dimanche 11 janvier 2015
Définitif
Nous vivons une heure nietzschéenne... Je veux dire par là que la réponse à toutes les questions qui se font jour aujourd'hui ont leur réponse dans les livres du furieux moustachu. Néanmoins, pour aider, je peux en poser une autre, qui me paraît assez pertinente. C'est la question qui traite des rapports entre Nietzsche et Freud. Une question qui a une réponse, malgré ce qu'on peut en penser, eu égard au silence qui les entoure sur la question de leurs rapports. Cette réponse a un nom : Edward Louis Bernays. Je vais être, volontairement, pour une fois, cynique, hautain, méprisant, revenu de tout, arrogant et suffisant. Je vous laisse découvrir qui est Mr Bernays et ce que nous lui devons. Ce n'est pas loin du pire.
A chaud....
Commenter à chaud n'est jamais habile... Jamais, ou très rarement, pertinent. Pourtant, j'ai ce soir plus de tristesse que de joie. Parce que ce que j'ai vu, aujourd'hui, cet après-midi, me donne la nausée. Ce que j'ai vu, c'est que la gauche, la véritable gauche, était aujourd'hui absente et, pire, foulée aux pieds.
Il est facile de me répondre que je n'ai aucun monopole et que rien, absolument rien ne m'autorise à définir ce que serait la véritable gauche. A quoi la réponse pour moi est facile : qui peut simplement me donner une définition du mot "gauche"? Sans évoquer quelques qualificatif que ce soit. Simplement me dire ce que veut dire "gauche" aujourd'hui.... Et mon idée, c'est bel et bien que personne ne peut répondre.
Aujourd'hui, à de très rares exceptions près, c'est la France de droite qui était dans la rue. La France qui est venue "communier" sur le parcours Bastille-Nation en sortant de la messe. La France que, depuis des décennies, mes potes de Charlie et moi conchions à tour de bras. La France qui est "fière" de "faire peuple", sans voir que la solution à ses problèmes serait justement que plus personne, sur Terre, n'ait idée de faire peuple. Pas plus les Musulmans que les Africains, que les Américains, que les Juifs, pas plus que les Français. Sur Terre, à jamais, il n'y a qu'un seul peuple et son nom est humanité.
La France qui a défilé aujourd'hui est comme les passagers du Titanic, qui va à la rencontre de la glace et continue de danser. La France qui a aujourd'hui défilé ne peut ou ne veut pas voir qu'elle a défilé pour des valeurs rances, de droite, conservatrices et nationalistes qui sont cause de sa perte annoncée.
Ce que cette journée peut amener, et je ne préjuge en rien de l'avenir, me sentant en l'espèce incapable de dire si c'est un bien ou un mal, ce que nous allons gagner, c'est une véritable radicalisation de la gauche. On ne peut pas se laisser marcher sur la gueule en permanence sans rien répondre. Tendre l'autre joue, ce n'est pas notre culture. Bon courage à tous.
Il est facile de me répondre que je n'ai aucun monopole et que rien, absolument rien ne m'autorise à définir ce que serait la véritable gauche. A quoi la réponse pour moi est facile : qui peut simplement me donner une définition du mot "gauche"? Sans évoquer quelques qualificatif que ce soit. Simplement me dire ce que veut dire "gauche" aujourd'hui.... Et mon idée, c'est bel et bien que personne ne peut répondre.
Aujourd'hui, à de très rares exceptions près, c'est la France de droite qui était dans la rue. La France qui est venue "communier" sur le parcours Bastille-Nation en sortant de la messe. La France que, depuis des décennies, mes potes de Charlie et moi conchions à tour de bras. La France qui est "fière" de "faire peuple", sans voir que la solution à ses problèmes serait justement que plus personne, sur Terre, n'ait idée de faire peuple. Pas plus les Musulmans que les Africains, que les Américains, que les Juifs, pas plus que les Français. Sur Terre, à jamais, il n'y a qu'un seul peuple et son nom est humanité.
La France qui a défilé aujourd'hui est comme les passagers du Titanic, qui va à la rencontre de la glace et continue de danser. La France qui a aujourd'hui défilé ne peut ou ne veut pas voir qu'elle a défilé pour des valeurs rances, de droite, conservatrices et nationalistes qui sont cause de sa perte annoncée.
Ce que cette journée peut amener, et je ne préjuge en rien de l'avenir, me sentant en l'espèce incapable de dire si c'est un bien ou un mal, ce que nous allons gagner, c'est une véritable radicalisation de la gauche. On ne peut pas se laisser marcher sur la gueule en permanence sans rien répondre. Tendre l'autre joue, ce n'est pas notre culture. Bon courage à tous.
Ne jamais renoncer
Rien à faire.. Pas moyen d'être consensuel, de participer à la
grand-messe et de "communier" (comme le disent tous les commentateurs)
avec le peuple français. Non, je ne parviens pas à renoncer à l'idée de
pendre les patrons avec leurs tripes, ça ira, ça ira, de bousiller du
flic fasciste, d'instaurer un réel gouvernement du peuple et de faire la
révolution. Non.. Vraiment. J'ai beau tenter de me calmer, rien à
faire... Je suis encore enragé.
jeudi 8 janvier 2015
Chagrin Charlie
Je ne suis pas Charlie. Charlie est bien mieux que moi. Bien plus
drôle, bien plus malin, bien plus courageux que moi. je ne suis pas
Charlie. J'aimerais, je l'avoue. Mais être Charlie, c'est un rêve, un
truc réservé à des êtres humains d'exception. Ce n'est pourtant pas le
dernier des imbéciles qui écrit ça. J'aime Charlie, ça oui. Je donnerais
un bras pour Charlie, certainement. Mais l'identification actuelle,
tous azimuts, me fait sourire. Et qui dit, par exemple, que ces gens
étaient de gauche ? De la vraie gauche..... en ce sens, la solidarité
de la Le Pen, du pape, de tous les cons fustigés à longueur de pages
dans Charlie est une très bonne blague. Hier, des membres de ma famille
sont morts. De ma famille au sens intellectuel. Je suis pas Charlie. Et
toutes les interventions des bien-pensants ne font qu'ajouter à mon
chagrin immense. Allez donc vous faire foutre avec vos larmes de
crocodiles.
Pascal Pratz
mercredi 7 janvier 2015
Houellebecq
Je n'ai pas lu Houellebecq, le dernier, je veux dire. Mais ce livre
semble poser une question qui m'a toujours intéressé : êtes-vous
capables de vivre sans dieu ? Si j'en crois les pensées de TOUS mes
contacts FB, la réponse semble bien être non.... Houellebecq vient de
signer, à mon sens, et je pense qu'il a raison, hélas, une sorte de
clôture de la tentative nietzschéenne d'un monde sans divin... Je le
reconnais, ce constat me troue le cul... Mais, comme lui, j'ai envie de
vous renvoyer à votre pathétique : c'est quand même vous qui faites en
sorte que dieu va revenir.... Quelle qu'en soit la forme..... Je pense que, en ce sens, Houellebecq a raison : vous êtes capables de vous "soumettre" à Allah, à défaut d'autre chose.... Mes
hommages à Télérama, à France-cul, à France-Inter, à FR3, à France 2, et, plus ou moins, à tous les médias sauf deux : l'Huma et Charlie-Hebdo.....
samedi 3 janvier 2015
Parution.... (Encore)
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