mardi 17 novembre 2015

Le bon temps des colonies

Liste non exhaustive des pays ayant appartenu à l'empire colonial français en 1945...


Maroc (1912-1956) , Algérie (1830-1962), Tunisie (1881-1956), Mauritanie (1902-1960), Mali (1883-1960), Sénégal (1677-1960), Guinée (1891-1958), Côte d'Ivoire (1843-1960), Burkina Faso (1896-1960), Togo (1918-1960), Bénin (1883-1960), Niger (1890-1960), Tchad (1900-1960), Cameroun (1918-1960), Gabon (1839-1960), République du Congo (1875-1960), République Centrafricaine (1905-1960), Djibouti (1862-1977)

Je pense inutile de faire quelque commentaire que ce soit en relation avec l'état du monde en 2015... 

mercredi 11 novembre 2015

Morphopsychologie

Je vous propose un jeu....
La morphopsychologie, pour moi, c'est un jeu. Un jeu intellectuel. Sous aucun prétexte, je ne parviendrais à considérer qu'il peut s'agir d'autre chose qu'une croyance. Néanmoins, je pense qu'il ne peut s'agir que de croyance tant que je ne suis pas plus amplement informé. En vérité, vous l'aurez compris, je pense qu'il y a peut-être quelque chose derrière cette théorie fumeuse. Et je pense également que certains d'entre les humains sont plus sensibles que d'autres à cette théorie en raison d'une disposition naturelle et, donc, propre à chaque esprit. Moi, lorsque je regarde ce quatre personnes, je vois quelque chose qui les rassemble : ils sont tous "bas du front". Vous me répondrez que certains ont justement un front important. C'est parce que cette expression, bas du front, vient d'un temps où l'on pensait que le volume du cerveau induisait l'intelligence, concept au nom duquel les êtres humains, durant des siècles, ont répandu l'idée que les femmes sont plus bêtes que les hommes parce que la masse cervicale des femmes est inférieure à celles des hommes. On sait aujourd'hui qu'il n'en est rien. Non, pour moi, la bêtise de ces hommes se voit comme le nez au milieu de la figure" à cause de leur regard. Pour moi, ces quatre hommes, tous bardés de diplômes, tous "experts", sont tout simplement trop bête pour faire la "synthèse" de leur connaissance immense, ce qui ne peut que les réduire à régler les problèmes quand ils se présentent sans rien prévoir au-delà, plus loin que leur "bout du nez". Regardez-les et pensez à cette expression : plus loin que le bout de son nez. Notre problème, c'est que ce sont eux qui ont toutes les clés de notre avenir. Je nous souhaite bon courage.










samedi 7 novembre 2015

Marche blanche, décidément, non !...

Depuis la première marche blanche, je suis circonspect. Je crois que l'objet de cette première était une protestation contre un pédophile criminel, pour ses victimes, ce que je ne conteste guère, mais je l'ai trouvée, d'emblée, disons... douteuse. Cette marche blanche m'avait des airs de relents, plutôt martiaux et plutôt bruns, si vous voyez.... Mais là, cette fois, l'organisation d'une "marche blanche" en mémoire du conducteur du camion responsable de la mort de 43 personnes à Puisseguin, camion qu'on a retrouvé sur la file de gauche dans un virage dangereux, là, je vous le dis tout net, je ne comprends pas. Même si je tente de prendre en compte la mort de son petit garçon qui n'avait rien demandé. Drôle de centre de vacances que le camion de papa, reconnaissez.... Une marche blanche pour un type totalement responsable d'un massacre routier, les copains, là, je crois qu'on touche au paroxysme du bon sentiment, qu'on oublie un peu trop vite les victimes tout aussi innocentes que le pauvre petit garçon, qu'on marche sur la tête en marchant blanc... A moins que l'on considère qu'un vieuxn'a pas la même valeur qu'un enfant. Pire, même, qu'un vaut plus que 43 vieux... Ce qui serait, pour le coup, totalement eugénique et ne laisserait aucun doute sur la brunitude de nos marches dites blanches.  Brassens, qui n'avait pas, du moins en apparence, ma hargne, aurait parlé, je n'en doute pas une seconde, des imbéciles heureux qui sont nés quelque part. Et je trouve qu'il n'y a pas une très grosse différence, en vérité, entre les fanas de leurs clochers et les chemises brunes.... Peut-être que, finalement, ma première impression n'était pas si décalée.

Chers patrons ....


Ce n’est une nouvelle pour personne, je suis un ancien soixante-huitard. Mais, contrairement à la plupart de mes copains de jeu de l’époque, faut reconnaître qu’on s’est beaucoup amusé, moi, je n’étais pas fils de bourgeois mais fils de prolétaires communistes. C’est donc tout à fait ordinairement que je me suis fait baiser par cette « révolution » bourgeoise. J’en ai encore mal au cul. Non que le qualificatif de « bourgeoise » soit fondamentalement choquant quand on parle de révolution. 1789 en était une. On le savait. Non, ce qui nous a troué le cul, c’est qu’il ne s’agissait que d’un renouvellement de la bourgeoisie en place par sa jeune génération. Comme aurait dit l’autre : entre la marge et la limite..... Depuis 68, je ne vous le cache pas, j’en ai avalé d’autres... Et des bien pires... Mais, en 2015, entendre, sur France Inter, des pubs louangeuses où de soi-disant employés chantent la gloire de leur boss parce qu’il a souscrit pour eux une mutuelle, là, je concède, c’est du sublime. Pour mézigue, les patrons, c’est encore de « machins » tout juste bons à pendre et dont on doit ensuite promener la tête au bout d’une pique. C’est violent, je sais, plus du tout de mon temps. J’arrêterai de penser ça le jour où les patrons ne penseront plus que nous sommes de la chair à canon, des fainéants, des moins que rien, qu’ils cesseront de nous exploiter et de gagner en un jour ce que nous gagnons en un mois, des fois dix.... Pas avant. Ce que je vous demande, c’est juste trois secondes de réflexion.... Notre gouvernement (de gauche …. Pffff !..) a imposé, je ne sais sous quelle pression ( la CFDT, peut-être..) la souscription par nos patrons d’une mutuelle co-financée pour tous leurs employés. C’est OBLIGATOIRE.... à compter du 01/01/2016. Notre époque étant ce qu’elle est, c’est à dire formidable, on tente de nous faire avaler que ces braves gens, les patrons, méritent des louanges parce qu’ils souscrivent, en râlant, d’ailleurs, à cette obligation de souscrire de tels contrats. Je reconnais que, entendre des chansons à la gloire des patrons sur la radio de service public, vraiment, je m’attendais pas. Doit me rester une bonne dose de cette naïveté qui m’avait fait croire que 68 allait changer quelque chose....

jeudi 5 novembre 2015

Marisol.. encore. Cette fois, c'est grave et ..... terrible.


Marisol, grande vierge aux yeux de sainte naïve, autorise donc les homo à donner leur sang. A condition qu’ils ne baisent pas pendant un an. Paradoxe ? Oxymoron ? … Définir un être humain par sa sexualité, homo, dans ce cas, et lui interdire le sexe... Quand j’ai entendu ça, j’ai ri. Je trouve cette mesure comique. Par contre, elle ne m’étonne pas de la part de Marisol. Et, plus exactement, de ses convictions affirmées de grenouille de bénitier. Pas fumer, pas boire, pas baiser.... C'est mal !... C'est tout simplement pécher. Faut pas non plus euthanasier, seul dieu a le don de juger du droit de vie ou de mort, faut pas non plus avorter, c'est mal, il y a toujours une meilleure solution. C’est comique parce qu’on se dit qu’elle, Marisol, ne peut pas ne pas voir vu l’énormité de sa mesure annoncée comme une avancée pour les homo. C’est tellement gonflé qu’on se dit, d’abord, qu’elle est décidément con comme ses pieds. Une catho intégriste de gauche con comme ses pieds, avouez, on se tient les côtes. Mais le vrai drame, dans cette histoire, c’est que madame cul-serré ne voit pas le problème. Les voies de la sainte sont depuis longtemps impénétrables. Marisol ne voit tout simplement pas où est le problème. Pas baiser pendant un an ? Bah !... Facile.... Moi, ça fait dix ans que je le fais plus....Notre gauche, la française, qui se dit héritière de la Révolution, de Jaurès et de toutes les autres icônes de la gauche historique, n'est, en vérité, que la représentante actuelle de la bourgeoisie catholique et morale, complice de la droite historique et morale, qui ont toujours gouverné la France. Et, dans ce panorama, Marisol occupe une place unique : elle en est l'icône. Une chose m'attriste : elle n'est à ce poste qu'à cause de son nom qui, dans les années soixante-dix, par l'intermédiaire de son père, Alain, a lui-même été promu, par la bien-pensance du catholicisme de gauche, comme alternative au communisme. Ces temps-ci, le PS se lamente à longueur d'antenne et de papiers journalistiques, de ne plus pouvoir compter sur la solidarité du "peuple de gauche". Sans véritablement enfoncer le clou, mon copain Cohn Bendit, a répondu à la tête de liste PS de PACA : c'est la vie. Oui, les garçons ( y'a tellement peu de filles chez vous, camarades..), oui, les mecs. Votre chantage, y'en a ras le bol. Vous ne nous laissez plus le choix. Nous, le fascisme, on a compris d'où il est venu. Vous voulez que je l'enfonce ? Alors je vais l'enfoncer... Laval, Blum,  ça vous rappelle quelque chose? Avec rien qu'un brin de provocation, je pourrais ajouter Mitterrand. On en a ras le bol, les copains. Vous ne nous aurez plus. Tant que vous ne serez capables de ne promouvoir que des Marisol en lieu et place d'une Taubira, vous aurez maintenant une seule réponse : plutôt n'importe qui que le Parti Socialiste. Ça vous rappelle quelque chose ? Une "Une" du Figaro de la fin des années trente ? Il y a un miroir près de vous ? Un psy pas trop loin de votre domicile... Ah bah non, suis-je bête.. Les psy, en concorde avec Nicolas, vous vous êtes arrangés pour qu'il n'y en ait plus.... Des fois qu'ils perceraient votre secret. C'est fini, les gars. Bas les masques !... Derrière vos figures rose pâle, on a reconnu le visage du capital éternel..... Marisol fait encore rire.... Profitez-en.....

mercredi 4 novembre 2015

Bagnoles

Drôle d'époque qui, même si l'on est très loin des grosses bagnoles, des supplétifs à un pénis ou une taille ridicules, on se trouve dans l'obligation de rire sous cape de tous les couillons qui ont acheté du "solide", du "germain", du "haut de gamme" et se retrouvent avec une épave de marque VW, Audi, Porsche, bientôt Mercedes et BMW, pour cause de tricherie. Je ris. Pas vous ? Moi, depuis longtemps, j'ai un faible pour Citroën, qui était aussi facho qu'Hitler, Porsche, Renault, Ford, tous, en gros, mais qui a inventé la Traction, la 2CV et la DS, trois bagnoles absolument géniales, et, au passage, la suspension pschittt, la traction avant contre la propulsion ( BMW fait encore des voitures à propulsion .... Pffff !..) et le frein à disque... J'ai encore aujourd'hui une auto qui monte quand on la met en route et qui fait pschitttt quand on freine ou qu'on tripote le levier de suspension..... Pardon!.... Mais Citroën avait un côté sympathique : sa propension à lutter contre le conservatisme...

mardi 3 novembre 2015

Foutez-moi la paix avec mon enfance


Foutez-moi la paix avec mon enfance..... Et vous, déshabillez-vous... En clair, faites-en donc autant. Foutez-vous la paix avec votre enfance phantasmée. Foutez la paix au monde avec votre vision idyllique de votre être en petite dimension. Elle n’est pas vraie. Elle est un rêve. Elle tue en vous la création. Le malheur, c’est qu’on vous fera croire que c’est ce qu’on préfère en vous. Le pire, c’est qu’une bande d’ânes vous braiera aux oreilles que les artistes sont des gens qui ont « sauvé » en eux la part d’enfance. Car c’est totalement faux. Pour preuve, examinez un instant l’enfance des gens dont on reconnaît universellement le talent . Et que voyez-vous ? Un père autoritaire et violent ou bien absent, une mère abusive ou absente, un secret, des violences sexuelles, une inadaptation patente au monde scolaire, des curés pédophiles, un grand frère, une sœur, une tante, un oncle incestueux, un énorme complexe d’infériorité, des complexes sur la taille, voire sur la taille du pénis pour les garçons, sur les seins pour les filles, en gros, pour à peu près tous, une description quasi chirurgicale de l’enfer sur terre. Non, l’enfance n’est pas le lieu idéal de la création mais celui des névroses et, avant tout, de l’impuissance totale face au monde. Nizan ( vous devriez lire ou relire Nizan..) le dit très bien, au sortir de la sienne : J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie. Si vous n’êtes pas encore convaincu, lisez Dickens, Hector Malot, Bernanos, Hugo, Fournier, je vous les cite pas tous, et réfléchissez calmement trois secondes.. Vous continuez de souhaiter être l’un des enfants décrits par ces auteurs ? Vous êtes gravement malades... Dire qu’un artiste est une personne qui a sauvé son enfance est une phrase totalement narcissique et égoïste. Ce que ces gens disent au monde, c’est leur impossibilité d’assumer leur enfance sans heurts et sans chaos. C’est une culpabilité. Gilbert Lafaille, chanteur peu connu mais bourré de talent l’a très bien chanté . Il a appelé ça : Neuilly Blues. J’ai le blues de Neuilly, Neuilly Blues... Écoutez ça. En vérité, plus encore qu’une culpabilité, c’est une névrose. Une névrose qui cristallise sur d’autres le regret que beaucoup de nous entretiennent sur le temps où leur vie promettait d’être exceptionnelle. Toujours exprimée à l’âge où le ventre et les muscles pendouillent, où l’esprit se ramollit, où l’on se rend compte qu’on ne sera jamais le chevalier blanc qu’on avait rêvé d’être, qu’on est minable. On se retourne alors vers ceux qui y sont, selon nous, parvenus, et, sans voir la souffrance et le travail que suppose la création artistique, on raccroche nos regrets au temps où on rêvait de leur ressembler. Comme si, adulte, on démissionnait définitivement sur notre capacité à bouleverser le monde et qu’on reportait la responsabilité sur ceux qui « auraient » tué l’enfant en nous. Personne n’a jamais tué un enfant, encore moins en soi, personne d’autre que soi.

Alors foutez-moi la paix, avec mon enfance. Elle dort et je vais très bien sans elle. Ce n’est pas l’enfant en moi qui se dresse devant vous, qui vous conchie, qui ne respecte rien de ce que vous vénérez. Non, non, c’est en moi l’adulte qui fait ça..... Et, pour vous, c’est évidemment bien pire. Si vous avez été, autrefois, un enfant acceptable, ce qui, en plus, n’est pas le cas de tous, aucun tribunal ne vous acquittera jamais pour l’adulte que vous êtes devenu.