mardi 15 mars 2016

La laïcité ... Et sa limite, autrement dit Barbarin....

Barbarin !.... Vous connaissez ce clown qui passe sa vie déguisé en rouge ou en blanc selon l'époque.. Primat de la gaule, il est .... (j'ai écrit de LA gaule.. C'est exprès...) Ce triste sire, haut placé dans la hiérarchie catholique, appelait tous ses fidèles, en 2013, à participer aux manifs contre le mariage pour tous. Au nom de la morale, il disait. On va tout de même pas marier des homosexuels, nan mais !....Un papa, une maman, nan mais !.... Sauf que la morale, pépère, il connaît pas... Il semble qu'il ait couvert un nombre incroyable de pédophiles... Bah voui mais les pédophiles, c'est pas pareil .... Il se souvient pas, le monseigneur à sa mémère, que le terme de "pédé" appliqué aux homos vient de la confusion entre homosexuel et pédophile. Confusion volontaire des tenants de la morale, bien sûr, pour noircir les homos et les ranger dans le camp des "pervers".... T'as dit pervers, Barbarin?... Moi, ce que je vois dans ton nom, Philippe Barbarin, c'est Philippe, comme Pétain, et Barbare comme Barbarin.... Pour moi, Barbarin, tu es la lie de l'humanité.... Et à bas la calotte !....

 Quelqu'un se souvient-il ce ce qu'est la loi de 1905 et, donc, des fondements de la loi de 1905, loi dite de "séparation entre les églises et l'état" ? En vérité, cette loi, que la "doxa" considère comme une accommodation dans le débat entre religion et république, est un "sauvetage" de la religion. Le gouvernement français de 1905 n'avait alors guère le choix.. Partout, en France, on en était arrivé à considérer qu'il fallait pendre ou écarteler les membres du clergé, convaincu qu'on était que rien ne changerait si l'on ne se débarrassait pas des curés, curés qui devront leur salut à un homme politique assez peu connu pour ce fait d'arme, Jules Ferri. En vérité, le jour où Ferri emporte l'adhésion du parlement, il sauve la religion catholique face à des républicains déterminés à finir le travail entamé par la révolution de 89. Le véritable sens de cette loi n'est pas la tolérance. C'est le retrait de tout un peuple, fatigué de la collusion entre l'église et le pouvoir, qui renonce, par magnanimité, à massacrer les religieux de tous poils, pour, pense-t-il, éviter une guerre civile et renonce, donc, à finir le travail entamé 110 ans plus tôt. Les représentants du peuple acceptent alors que les religieux continuent leur petit commerce, préservent leurs richesses, gardent leurs bâtiments, au nom de la magnanimité. Pour autant, il n'est pas, à l'époque, question de tolérance. Il n'en est pas plus question aujourd'hui. Et l'affaire Barbarin, avec d'autres, est pour es républicains, dont je suis, l'occasion de s'interroger sur le fait de savoir si nos aïeux ont eu ou non raison d'épargner ces chacals jamais rassasiés. C'est de cette époque que date l'expression : à bas la calotte !...

mercredi 2 mars 2016

Je hais les petits.


Je n’ai en moi aucun racisme. D’ailleurs, l’usage même du terme, que rien ne remplace dans notre lexique usuel, me blesse, convaincu que je suis de l’inexistence absolue du concept même de race pour ce qui concerne l’humanité. Une douleur qui va, chez moi, jusqu’à contester l’existence de plusieurs civilisations à la surface de notre planète. Dans mon esprit, de civilisation, il n’y en a qu’une, la nôtre, l’actuelle, celle que nous constituons, année après année, tous ensemble, tous égaux. Ce qui diffère, d’un continent à l’autre se nomme tradition. Qu’un élément de cette civilisation soit discriminé parce que, par exemple sa peau est noire, n’est pas, selon moi, l’indice ou la conséquence d’une différence avérée mais, tout simplement, l’effet d’une discrimination politique qui justifie, à postériori, sur un critère totalement erroné, l’exploitation d’une partie de la famille par l’autre, exactement comme on pourrait le faire, chez nous, de nos jours, sur des critères moraux. Tout ça, pour moi, est uniquement politique. De même pour la discrimination des femmes, partout, et vraiment partout, y compris dans les sociétés occidentales, les nôtres, de même pour la discrimination des pauvres, partout, également, et, de même, pour la discrimination par la taille. En préambule, je veux signaler à ceux qui ne m’ont jamais rencontré, que je mesure un mètre quatre vingt dix. Dans ce monde de brutes, dominer les trois quarts de l’humanité d’une ou deux têtes devrait être synonymes de pouvoir. Il n’en est rien pour la majorité des « grands » qui sont, en général, de braves gens, plutôt patauds et gentils. C’est le sujet même d’un livre universellement connu de Roald Dahl qui, lui-même, était un géant, je parle du « bon gros géant », BGG en abrégé. C’est un archétype de la problématique grand-petit. Ce texte démontre que les « grands » ne sont jamais belliqueux, contrairement à ce qu’en pense la doxa, doxa établie, majoritairement, par des « petits ». La vérité, c’est que ce sont les petits qui gouvernent le monde. César, Napoléon, Hitler, Poutine, Sarkozy, Valls, Hollande sont ou étaient tous des petits. Je vous le dis tout net : les petits me cassent les burnes. J’en ai ras le bol des petits, contre qui je n’ai rien, à priori, à qui je ne m’en suis jamais pris, on m’a appris à ne pas s’en prendre à plus petit que soi, qui m’indiffèrent autant que le reste du monde sauf pour une chose : ils sont agressifs. A cela, on peut trouver moult raisons, la principale étant, à mon sens d’ordre psychanalytique. Il n’y a, pour s’en convaincre, qu’à observer l’acharnement que montrent, ces temps-ci, les tenants du pouvoir contre les « psy ». Pourtant, je le réaffirme, je n’ai rien contre les petits et je prétends que c’est plutôt eux qui veulent à tout prix bouffer ceux qui les dépassent. Dans quelque domaine que ce soit. C’est pour cela, à mon avis, que les dirigeants actuels du monde, Obama faisant exception, par la taille, sont tous médiocres, le fond de ma pensée étant que ce sont des crétins. Tous ces gens sont arrivés où ils sont non pour leurs qualités humaines, leur culture, leur expérience, leur intelligence, leur sagesse, non. Ils sont en haut parce qu’ils cassent les burnes de tout le monde avec leur agressivité depuis l’école maternelle. On finit par les laisser passer devant par lassitude. Parce que nous, gros chiens Terre-Neuve égarés dans un jeu de quille, on passe notre temps à n’en renverser aucune, parce qu’on est des gentils. Et c’est notre drame. Parce qu’aussitôt qu’ils sont arrivés en haut, les nabots, ils se retournent contre nous. Et ils mordent, ces cons-là. Comme des roquets. Vous aurez remarqué, d’ailleurs, que ce sont toujours les plus petits chiens qui sont les plus agressifs. De loin, en général. La prochaine fois qu’une élection aura lieu, s’il vous plaît, élisons un grand. Je vous parie que ça ira mieux. Ne serait-ce qu’en nous évitant les dérives névrotiques de nains complexés et dangereux.

Machisme d'état.


Que l’Elysée annonce hier l’absence de Myriam El Khomri avec la formule « incident domestique » aurait dû déclencher une tempête de protestations. Quoiqu’on pense des convictions de la jeune ministre ou, pire, de son absence de convictions, quoiqu’on pense de « sa loi », même si on la pense incompétente, ce qui n’est pas avéré, le jugement sur sa personne et les critiques qu’on peut lui adresser, ne devraient en aucun cas porter sur le fait qu’elle est une femme. Ce serait scandaleux. Du coup, l’emploi du qualificatif « domestique » devient odieux. Particulièrement dans notre pays tellement prompt à donner des leçons de féminisme. Il semble rappeler que la vraie place de la femme est à la maison, à torcher les gosses et faire la popote. De la part de Valls, rien d ‘étonnant. Nous savons tous – du moins, moi, je le sais – que c’est un gros con macho. Pour preuve sa première sortie en tant que 1er ministre en Camargue pour marquer des taureaux. Pour preuve son évident complexe d’infériorité sur sa taille, pour preuve son entêtement qui frise sans cesse la crétinerie. De Hollande, ça semble plus étonnant. Semble seulement. Pour preuve, une fois encore, la manière dont il a traité, avec l’aide de Valls, Mme Pellerin, ex ministre de la culture. On devrait peut-être demander, sur ce point, l’avis de Ségolène et de Valérie. Quoiqu’il en soit, la misogynie de nos deux principaux dirigeants et intolérable et, bien que totalement opposé à la réforme qu’elle supporte au nom de ce gouvernement indigne, bien que signataire des toutes les pétitions, acteur de toutes les manifestations, je tiens à assurer Mme El Khomri de mon soutien en la circonstance.

samedi 27 février 2016

Crise agricole


L’agriculture est en crise, il paraît. La preuve, ce serait qu’environ deux cents agriculteurs se suicident chaque année en France. Les agriculteurs sont donc dans la rue. Dans la rue, sur les routes, devant les centres commerciaux de grandes marques, partout où ils peuvent faire entendre leur détresse et leurs revendications. La menace, sérieuse, au demeurant, étant, qu’à ce rythme, il n’y aura bientôt plus d’agriculteurs en France. Leur revendication, unique et unanime semble simple : ils veulent « un prix ». Un prix pour le lait, un prix pour la viande, pour les céréales, pour les légumes, pour toutes les productions. A première vue, leurs doléances semblent recevables et, même, frappées au coin du bon sens. Sauf que... sauf que ... de quoi parle-t-on ? De quoi et, surtout, de qui ? Que nomme-t-on, au juste, par le terme d’agriculteurs ? Vous aurez remarqué comme moi que les pauvres agriculteurs concernés sont défendus, en tout point, par un syndicat qui a nom FNSEA. Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles. Exploitants ? Pourquoi ce terme d’exploitants ? Pourquoi pas agriculteurs ou, comme on pourrait l’espérer, paysans ? Ah bah non. Les paysans, eux, ils ont un autre syndicat : la confédération paysanne. Un syndicat de gauche, dites donc !... La bande à Bové !... Et c’est quoi, cette bande ? Un ramassis de margeots, de chevelus, de rigolos, qui se contentent de production locales, saisonnières, aux rendements aléatoires, vendues en local, sans recherche effrénée de rentabilité. Quoi ?... Sans rentabilité ? Non ?... Mais, enfin !... on ne PEUT pas entreprendre sérieusement sans espoir de rentabilité !... On est au vingt et unième siècle... On ne peut pas ? Mais qui ne peut pas ? Les exploitants, c’est ça ?.... Bah voilà !... La FNSEA, qui est censée défendre nos pauvres paysans, elle, elle s’en fout comme de l’an quarante, des paysans. Ce qui l’intéresse, elle, c’est la rentabilité. Et pourquoi ? Tout simplement parce que la FNSEA est une mafia. Une organisation réactionnaire, euphémisme, qui défend la « Terre », non au sens de planète et de couche superficielle, non, au sens où posséder une « terre » est un capital. J’ai bien écrit « capital ». Labourez, labourez, ce sont les fonds qui manquent le plus. Qui dit « capital » dit capitaliste. Comme vous ne le savez certainement pas, la majorité des exploitants adhérents à la FNSEA, ceux qui sont les plus influents, en tous cas, sont des propriétaires qui n’ont jamais pris le volant d’un tracteur. Des capitalistes de l’agriculture. Terres immenses, élevages industriels, mécanisation, un œil sur la météo, un œil sur les cours de la bourse. Le blé monte, je suis riche, il baisse, je suis ruiné. Et quand je suis ruiné, qui paye les pertes ? Bah l’État !... Et si l’État est défaillant ? Bah ! L’Europe ! … En remarquant, au passage, que les manifestations actuelles sont tournées contre l’État et l’Europe, justement, ce qui fait de nos « braves agriculteurs » rien moins que des chiens qui mordent la main qui les nourrit. Pourquoi ces « agriculteurs » ont-ils l’oreille de nos gouvernants, dans ces conditions ? Parce qu’ils les tiennent par les couilles, tout simplement. D’abord, ils sont armés. Eh oui.. Ils sont tous chasseurs... On ne peut pas les chauffer trop.. Ils tirent, ces cons-là. Deuxio, parce que ces messieurs ont, depuis toujours, l’oreille des puissants, particulièrement ceux de droite, eu égard à leurs convictions profondes. Vous aurez entendu, sans aucun doute, comme moi, les menaces de voter pour le FN aux dernières élections si le gouvernement de droite, Sarkozy, continuait de les ignorer. Mais, me direz-vous, il y a les deux cents suicides par an. C’est vrai. Et deux cents personnes qui disparaissent, ce n’est pas rien. Ce n’est, en tous cas, pas négligeable. Mais, en vérité, on est là sur la vraie vérité. Le fait que ce phénomène ne peut pas s’expliquer sans tenir compte du capitalisme. En particulier de son aspect financier. Un aspect qui oblige à se tourner vers la finance. Et là, on trouve qui ? Le crédit Agricole. Cette banque, placée en deuxième ou première place mondiale des établissements financiers, est, historiquement, la banque « verte », celle des « paysans ». Première mondiale. Première mondiale ?... Non ?... Si !... Mais !... Bah oui... Mais !... Cette banque, censée recueillir les « économies » de nos braves paysans, ces braves gens qui mettent de côté, pour voir venir, en cas de coup dur, bah c’est la première mondiale !... Quel est ce prodige ?... Je vais vous aider. Pour devenir la première banque mondiale quand on est censé être la banque des paysans, ceux qui tiennent leur richesse des hectares dont ils ont hérité, qui ont agrandi ce capital par des mariages consanguins, des magouilles, des médisances, des dénonciations, surtout pendant les guerres, ceux qui se retrouvent à la tête de millions qui dorment, ils n’ont qu’un rêve : mettre leur argent en sécurité dans un coffre. Quand on se trouve de l’autre côté, il suffit donc d’acheter un coffre, d’embaucher des employés réacs, biberonnés aux maximes évidentes qui ont bercé leur enfance, tous ces poncifs sur la richesse ou la pauvreté et, quand on a récolté le pognon, de le placer adroitement sur les marchés internationaux. Aucun mérite, donc. Sauf que, sauf que … A l’autre bout de la chaîne, de la bourse, de la rentabilité, il y a des gens qui y « croient »... Des gens qui ont un lopin, qui croient, comme le leur ont dit leurs aînés, que posséder la terre est l’essentiel, qui croient leur banquier, le Crédit Agricole, quand ils leur raconte qu’en s’endettant, qu’en achetant la dernière moissonneuse, le dernier Ferguson, qu’en acceptant le contrat d’élevage de poulets ou de porcs de la multinationale qui les a démarchés, ils vont gagner le jack-pot.... Et ben non !... Parce qu’à ce jeu-là, c’est toujours les gros qui gagnent et les petits qui trinquent. On prend leur fric, on le place et on ne leur rend rien. Le Crédit Agricole gère la fortune des gros et envoie sans vergogne les petits sur la paille. Le Crédit Agricole est le vampire qui entretient la crise. Le vampire qui, avec la complicité de la FNSEA, se nourrit sur les faibles, qu’il pousse au suicide, en découvrant trop tard que leur exploitation n’est pas rentable, et qui verse, par ailleurs, les intérêts qu’il tire de leurs crédits aux « gros » qui, eux, vont se plaindre auprès de l’État pour payer leurs investissements rentables en arguant de la faillite des petits. La crise actuelle, ce n’est pas la crise de l’agriculture. C’est la faillite d’un système révolu et déliquescent de financement du capital des propriétaires terriens français. Le dommage c’est que, au passage, des hommes payent de leur vie ces errances, le dommage, c’est que la planète paye, elle aussi, le prix fort, à coups de pesticides et d’engrais nocifs pour l’humanité entière. Alors cette crise, qui tient soi-disant au cours des productions agricoles, c’est, en vérité, d’une part, pour les petits, un problème d’endettement et, pour les gros, la volonté d’augmenter encore leurs bénéfices. C’est une crise industrielle où les « gros » poussent les « petits » à la révolte, quitte à ce qu’ils se suicident, pour gagner encore plus de pognon.

vendredi 26 février 2016

Déficit ? Qué déficit ?.....


Cela fait maintenant des décennies que, dans mes moments perdus, pas pour tout le monde, j’espère, je me prends le menton façon Rodin, histoire d’avoir l’air intelligent et que je me questionne sur une notion, un « concept », devrais-je dire, si je veux avoir l’heur d’être audible auprès des élites, une question dont peu de gens, manifestement, se sont emparés. L’idée de déficit. Il n’a l’air de rien, ce mot, il semble compréhensible par tous, il est usité de toutes parts et, pourtant, il me laisse perplexe. Les jours où, décidément, je n’arrive à rien, les jours où je reprends tout à zéro, je vois bien le sens commun, des chiffres, des colonnes et, dans la case de droite, tout en bas, un signe moins en lieu et place d’un signe plus attendu. Déficit, perte, billets jetés par la fenêtre, je vois. Ce mois-ci on va encore sucer des cailloux. Mais, pourtant, rien à faire, cette explication de base ne passe pas la barrière suivante, ne franchit pas le mur... je ne vois toujours pas ce que le mot « déficit » vient faire dans le budget de l’État. Je dois être idiot. Selon une conception qui, d’évidence, date, il me semblait que l’État, c’était justement le lieu des déficits. Le lieu des déficits « choisis ». C’est peut-être un qualificatif essentiel. Aucun doute. Ça l’est. L’État, c’est cette chose tentaculaire, là-haut, bien au-dessus de nos têtes, qui nous gouverne tous sans discussion. Sa fonction primordiale, c’est de redistribuer entre les citoyens l’argent qu’il reçoit des citoyens, une espèce de loterie, si vous vous voulez, et qui, pour ce qui le concerne, une différence capitale d’avec une véritable loterie, son boulot est de redistribuer « équitablement ». C’est à dire de donner plus à ceux qui sont dans le besoin, les pauvres, pour faire simple, et de donner moins aux « riches », ceux qui payent censément pour les autres. J’ai beau me tenir le menton durant des heures, façon statue, je ne comprends pas, compte tenu de ce qui précède, ce que peut bien vouloir signifier le fameux « trou de la sécu ». On prend de l’argent, on redistribue, on favorise ceux qui ne peuvent pas payer et on aboutirait à « un trou ». Serait-ce que, malgré ce que j’en sais, le mot « trou » serait un synonyme du mot décision ? Que nenni !... Le « trou », c’est un déficit !... Comment la « sécu » peut-elle être « rentable » ? En vertu de quel principe la sécu devrait-elle être « rentable » ? J’ai une autre question du même genre, si vous voulez... En vertu de quoi la retraite devrait-elle être rentable ? Et j’aimerais comprendre pourquoi on ne parle pas de «déficit » de l’Armée, de la Gendarmerie ou de la Police Nationales. Si j’ai bien compris, nous cotisons, l’Etat redistribue et, s’il manque de l’argent, il remet au pot par décision « politique »  de justice. J’ai rien compris ? Je le savais... A me tenir si longtemps le menton, j’avais fini par me dire que c’était tout simplement moi qui déconnais...

Allez, les copains.. Si on arrêtait les conneries. Le trou de la sécu, le déficit des retraites, ça n’existe tout bonnement pas et vous le savez pertinemment. Il n’y a pas plus de trou de la sécu que de beurre en broche. Il y a un signe moins dans une colonne qui signifie simplement que nous avons « choisi » d’aider les plus faibles. On appelle ça la solidarité. Sur les monuments, nos aïeux ont choisi d’appeler ça « fraternité ».....

lundi 1 février 2016

Hilary, Barrack, même parti mais pas le même genre.....


Une chose m’épate. Épatant, c’est un mot très 16°... J’ai choisi, aujourd’hui, de vous la faire 16° (arrondissement). C’est à propos des élections aux USA, très actuelles, comme vous savez. Le débat tendrait à démontrer que les USA sont un pays très « clivé ». D’un côté, les Républicains derrière Trump ou pire, les Démocrates derrière Hilary, à moins qu’ils ne choisissent, eux aussi, pire, c’est cce qu’en disent les médias, en la personne de Sanders. A gauche, c’est soit « on continue comme ça », soit « on change tout », à droite, c’est racisme à tous les étages. Choisissez votre degré. Certains commentaires voient dans ce virage raciste, ce retour aux années bonheur d’avant Luther King et Kennedy, les effets de « l’erreur » d’avoir élu un président … Noir !... Il faut dire que c’était inattendu. Il était temps de redresser la barre !... Sous nos yeux effarés, si l’on en croit le monde médiatique, les USA se préparent donc à élire un populiste dangereux soutenu par toutes les forces les plus conservatrices du pays, nous promettant un avenir sombre fait d’exclusion, de force brutale, de haine, de massacres, un véritable retour aux temps les plus obscurs de ce pays. Ce qui m’épate, donc, c’est que l’actuel président est noir. Et que, donc, les USA auront été capables d’élire un homme noir à leur tête. Ce qui ne sera donc pas forcément le cas pour … une femme. Ce grand pays raciste, notoirement raciste, dont la police est raciste, dont la moitié de la population est raciste aura élu un noir avant d’élire une..... femme. Femme que, d’ailleurs, il n’élira peut-être pas encore cette fois-ci. Décidément, les femmes sont bien les personnes les plus discriminées sur cette planète. Et, ce, dans l’indifférence manifeste de l’opinion des USA, pas moins, pas plus, que dans la notre.

vendredi 1 janvier 2016

Le retour de l’apprentissage : une nouvelle faillite de la République


Parmi les platitudes royales de notre grand Benet 1er au cours de son discours de voeux aux Français, une très mauvaise nouvelle se dissimule, en sus de l’odieuse justification de l’état d’urgence et de la dénaturalisation à la carte, je veux parler du retour massif de l’apprentissage. Cette nouvelle, qui fait manifestement consensus dans notre pays, n’est, hélas, pas autre chose que l’annonce d’une nouvelle victoire écrasante du patronat français. Ce retour, c’est aussi celui de la fin de l’école pour tous jusqu’à seize ans, mesure que les progressistes avaient eu toutes les peines du monde à imposer en 1959. La généralisation de l’apprentissage, c’est une régression qui nous ramène rien moins que 56 ans en arrière. Pour un nombre non négligeable de jeune gens, l’école se terminera bientôt à quatorze voire treize ans. Où est le problème, me direz-vous ? Le principal n’est-il pas que chacun trouve un emploi ? Tout dépend de quel côté on se place. Pour tous les jeunes qui sont aujourd’hui promis, après une scolarité souvent chaotique, à un avenir sombre entre chômage et galère, la promesse d’une « employabilité » ( ce mot me crispe les nerfs..) meilleure peut sembler un avantage. Sembler seulement. Car, en réalité, il ne s’agit que de livrer au patronat une main d’œuvre « corvéable à merci » comme on le disait autrefois. Pourquoi corvéable ? Tout simplement parce qu’un peuple instruit est beaucoup plus « rétif » qu’un peuple sans culture. Quel était, en effet, le propos de la prolongation de la scolarité jusqu’à seize ans ? Il s’agissait tout simplement d’assurer à chaque jeune un niveau de culture générale minimal, nécessaire à l’exercice de sa citoyenneté. En maintenant le plus longtemps possible, justement, un enseignement général. Cette obligation, le patronat qui sait bien, comme Goebbels, que le « propos n’est pas de convaincre le peuple que nos idées sont les meilleures mais de ne mettre à la leur disposition qu’un vocabulaire juste suffisant pour qu’ils ne puissent en exprimer d’autres ».... , le patronat, lui, ne l’a jamais acceptée. Plus les ouvriers sont idiots, plus il est facile de les exploiter. Presque soixante ans plus tard, donc, sa victoire est écrasante. Demain, la masse inculte qu’ils appellent de leurs vœux depuis plus d’un demi-siècle sera de nouveau à leur disposition. Et, cela, cette atroce nouvelle, nous la devrons donc à un gouvernement « socialiste » dirigé par un « toréro » qui a quelques traits physiques communs avec l’idéologue nazi, d’ailleurs, et sous le règne d’un roi « socialiste », notre cher Benet 1er. Les socialistes français ne méritent plus notre respect. Leur honneur est dans le caniveau.